Psitt, m’sieur Bayrou, c’est passionnant ce que vous dites, mais ce serait mieux si je rebranchais votre micro...

Daniel Auteuil garde les yeux ouverts au cas où Méline lui ferait les poches...

     

Comme le jour où il l'a accusée de faire les poches de François Bayrou alors qu’elle replaçait son micro. Et à force de la voir à la télé, d’autres invités font cas de sa présence. Tel Stomy Bugsy qui a un jour lancé: « Hé, j'ai une fille entre les cuisses ! » Là encore, Méline ne cherchait qu’à redresser un micro avec toute la discrétion nécessaire...
Gentiment chahutée à l’antenne, elle a vite attiré la sympathie des téléspectateurs. Le site Internet des « mélinistes » a été créé, les tee-shirts « Je t’aime, Méline » fleurissent dans le public... La petite est en passe de devenir une star. Ce qui implique de nouvelles exigences de la part de ses fans: « Ils me demandent d’être plus féminine, mais je refuse. A la télé, je ne suis ni maquillée ni coiffée. Si je l’étais. ça signifierait que je privilégie mon image au détriment de ma fonction. » Et ça, c’est hors de question. Même si, depuis une depuis deux ans qu’elle passe à l’antenne, on lui propose de faire du cinéma, elle essaie de rester une assistante de réalisation comme les autres. D’ailleurs, elle travaille sur toutes les émissions réalisées par son mentor, Serge Khalfon (Secrets d’actualités, Capital, On a tout essayé...). Et à la ville, c’est une femme comme les autres, qui fait les courses, le ménage et s’occupe de son fils de 9 ans.

Alors, quand on l’arrête dans la rue, ça lui fait tout drôle. « On me demande des photos, des autographes. Je suis gênée, je n’accepte qu’une fois sur dix. » Timide, Méline ? Sûrement. Mais courageuse aussi. Plusieurs fois, en bon petit soldat du général Ardisson, elle s’est interposée quand des manifestants cherchaient à investir le plateau. Résultat: une lèvre ouverte suite à un un coup de poing d’un intermittent du spectacle et une sacrée frousse face à des militants d’Act Up. « Ils étaient une quinzaine à essayer de rentrer. Ils avaient sans doute des raisons d'être énervés, mais je n’ai pensé qu’à Thierry et à l’émission, alors j’ai foncé dans le tas. On m’a traitée de folle... Mais bon. j’ai trois grands frères, j’ai l’habitude d’être un peu bousculée. »
   Et depuis deux ans, elle apprend aussi à être chouchoutée. « Henri Salvador m’appelle sa princesse, Françoise Hardy m’a dit que j’étais une bouffée d’oxygène »... Des compli-ments qui la touchent. Mais qui ne comptent pas autant que l’avis de Thierry Ardisson, qu'elle idolâtre. « Avec Serge (Khalfon, NDRL) c’est le seul à pouvoir me faire pleurer en disant que mon travail est mal fait. Mais quand tout est parfait, que je lui donne le top de départ de I'émission et qu’il me sourit, c’est l’instant que je préfère... » 

NATHALIE DELBRAIS


Son Walkman doit dater d'au moins 1979, car, aujourd'hui,
on fait quand même des modèles plus discrets.

 
 

Fan-club, site Internet, tee-shirts à son effigie. En quatre ans, l’assistante de réalisation de l’émission de France 2 est devenue une icône.

T

 

      reillis,  tee-shirt

    noir...      une vraie tenue de G.I. Voilà Méline telle qu’on la connaît. Un peu masculine, toujours affairée, fonçant, rampant sur le plateau de Tout le monde en parle. Rien à voir avec cette petite bonne femme de 1,55 m qui débarque dans un café proche des Champs-Elysées, robe à fleurs et sandales à talons. « Sur le plateau, c’est sportif : je passe mon temps à crapahuter, j’ai déjà pris            

des coups de caméra dans la figure. Le pantalon et le tee-shirt, c'est plus pratique. Et puis, avec toutes ces poches, mon treillis est un véritable bureau portable. » Un accessoire nécessaire pour cette assistante de réalisation « super speed, qui court partout », sur le plateau de l'émission de Thierry Ardisson. Elle apporte les fiches, les fauteuils, redresse les micros des invités, compte les points au « blind test », signale au réalisateur tout ce qui se passe devant et derrière les caméras. Un vrai travail de l’ombre.

Et pourtant, depuis deux ans, Méline est dans la lumière du studio. « Pour Thierry, il n’y a pas de magie de la télé. Les chaises n’arrivent pas miraculeusement sur le plateau. Alors, comme il aime innover, il a choisi de ne plus cacher les assistants et les cameramen. Et puis, c’était une manière de montrer qu'il n'était pas le seul à faire cette émission. » Désormais, cette fille d’immigrés siciliens fait partie intégrante du décor. L’animateur l’apostrophe, la titille. « C’est un jeu entre nous. Il sait que je rougis facilement, alors il essaie de me mettre dans des situations inconfortables. »

 

   

Elle redresse
un micro entre les
cuisses de Stomy

Quand on l'arrête
dans la rue
ça lui fait tout drôle

le site de  Voici

la grande photo proposée en fond d'écran (3 tailles) – auteur : Carol Amar

sommaire du site des mélinistes
(évoqué dans l'article)