Le pitch de
mister Télèphe
(ah
putain ! c'est trooop long, j'veux
aller direct au résumé !)
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Télèphe était le bonhomme légitime d'Argiopé, fille du roi Teuthras ou – selon d'autres légendes – d'Astyoché, une des tites greluches du roi Priam, ce qui en faisait évidemment un allié privilégié de la nation troyenne. Un jour, les Grecs, croyant débarquer sur les rivages de Troie pour délivrer Hélène, arrivèrent en Mysie, sur les terres de Télèphe. Celui-ci les combattit et tua Thersandre, fils de Polynice, mais il se prit bêtement le pied dans un cep de vigne et, après s'être rétamé la tronche dans la gadoue, reçut d'Achille une blessure qui ne voulut point guérir. Bien embêté, Télèphe consulta l'oracle qui répondit : "Celui qui t'a blessé te guérira", mais il n'entrava que dalle à un fichier Help aussi succinct et, après s'être déguisé en SDF, se rendit à Mycènes – royaume d'Agamemnon – en claudicant même pas exprès, tout cela à l'époque où se préparait une nouvelle expédition des Grecs contre Troie. Télèphe – après avoir troqué ses haillons contre son costard du dimanche – se confia à la reine Clytemnestre, laquelle répondit qu'il n'avait qu'un moyen de se sortir de ce bins : carrément taxer le petit Oreste ! (son propre fils, en reality) pour faire pression sur Agamemnon. Quoi qu'il en fût, Agamemnon et les chefs grecs tenaient d'un oracle qu'ils n'arriveraient à Troie que drivés par Télèphe, aussi accédèrent-ils à sa demande. Hélas ! bien qu’Achille fut rencardé par le centaure Chiron, il ne comprit pas davantage comment éliminer le bug du matos de cet irremplaçable patient, épis ne voilà-t-il pas que c’est ce bon Ulysse qui trouva la solution : utiliser la rouille de la lance d'Achille ! Télèphe fut remis sur pieds dare-dare et conduisit la flotte grecque à Troie, en oubliant son deal avec son beau-père Priam mais sans aller jusqu'à niquer le géniteur de sa douce moitié. Dernière précision : contrairement à ce que d'aucun pourrait imaginer, ce splendide héros n'a inventé ni le téléphone ni les textos. |
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En résumé,
dans ce poème,
l'auteur – mister Jean-Antoine de Baïf
–
se compare au prince Télèphe, lui-même victime d'une blessure d'amour infligée par
Achille qui aurait pris les traits d'une Méline capable – après
l'avoir quasiment terrassé – de le
guérir à l'aide de la rouille de son micro... (quand on vous disait qu'elle
a plus d'un sac dans sa tour d'ivoire !)
Timemnon,
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La méssante blessure de Télèphe soignée par la douce Méline grâce à la rouille de la lance d'Achille. On n'aperçoit pas la productrice (Catherine Barma, évidemment) mais elle est bien là, comme d'hab, fidèle au poste, travailleuse acharnée, winneuse oeil-à-tout. |
la source (un
peu plus sérieuse, lol) du texte de ce pitch
http://grenier2clio.free.fr/grec/
et ici, le délicieux sommaire de Le Mouvement Méliniste